
Autonomiser les jeunes pour la transition verte
Du 12 au 15 août 2025, 177 étudiants d’établissements supérieurs d’enseignement technique d’Éthiopie, du Gabon, de Côte d’Ivoire, du Sénégal, de Tanzanie et d’Ouganda ont suivi un programme de micro-apprentissage organisé par l’UNESCO-UNEVOC au titre de la phase III du projet CFIT de l’UNESCO. Lors de la session d’ouverture, Nicholas Ouma, Conseiller senior pour la jeunesse à la Commission de l’Union africaine, a souligné l’importance du dialogue sur l’économie circulaire et les compétences vertes pour relever les défis associés au déséquilibre des compétences, au mauvais accès à l’infrastructure de formation et à la vulnérabilité du continent aux effets du changement climatique. Il lançait ainsi un appel à l’action en direction des participants en soulignant la nécessité d’innovations impulsées par les jeunes, moteur clé du changement.
Le programme visait à doter les étudiants fréquentant des établissements supérieurs d’enseignement technique des connaissances et des compétences requises pour une transition juste et verte en Afrique, mettant l’accent sur les fondements de l’économie verte et circulaire, les tendances émergentes du marché du travail avec les compétences requises et les modèles d’économie circulaire. Les participants ont exploré ces domaines par des présentations interactives, des activités en groupe, des témoignages et une table ronde. En outre, l’intégration d’études de cas africaines a donné aux participants l’occasion d’ébaucher les grands axes de l’économie circulaire et de la transition verte dans leurs contextes spécifiques respectifs.
Dans le cadre d’une démarche duale, les participants ont suivi des webinaires en direct et ont accédé à un cours en ligne sur la plateforme d’apprentissage ouvert de l’UNESCO
. Le micro-apprentissage venait compléter un récent programme de formation des formateurs sur le développement des compétences vertes dans l’enseignement technique supérieur. Tous les cours de formation se sont déroulés en anglais et en français.
Les participants appliqueront alors les compétences et connaissances acquises pour l’action au niveau local en élaborant et en mettant en œuvre un projet dans le cadre d’un concours de compétences vertes. Le concours de compétences vertes vise à donner aux participations l’occasion directe d’appliquer leurs connaissances en compétences vertes en œuvrant en faveur des principes de durabilité pour impulser l’innovation dans leurs secteurs interdisciplinaires respectifs.
L’évaluation du programme a mis en évidence des résultats positifs: la parité de genre était presque atteinte avec 53 % d’hommes et 46 % de femmes, et plus de 90 % des participants ont trouvé que les thèmes couverts dans les modules de micro-apprentissage correspondaient à leurs besoins.
Témoignages
Nous avons interrogé les participants: Comment la participation à cette formation vous a-t-elle préparé à contribuer à la transition verte de l’Afrique? Voici quelques-unes des réponses:
L’Afrique possède un potentiel qu’il faut mettre au jour. Cette formation nous a permis de voir dans les problèmes de l’Afrique des opportunités.
Cette formation m’a fait davantage prendre conscience et m’a informé de l’importance de la transition écologique de l’Afrique. J’en sais davantage maintenant sur les compétences vertes, qui sont essentielles pour être à l’avenir un agent et un moteur de changement, et l’ouverture aux emplois verts est une réelle raison de changement.
Grâce à la formation, j’ai pu identifier les secteurs clés dans lesquels l’Afrique doit investir pour parvenir à une transition écologique équitable et durable. J’ai découvert les compétences techniques et transversales à développer dans chaque secteur, renforcé ma maîtrise de la théorie des systèmes en vue d’analyser les problèmes environnementaux, et intégré les qualités essentielles pour mener des activités économiques de manière écologique et responsable.



