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Journée mondiale des compétences des jeunes (WYSD 2024)

Compétences des jeunes pour la paix et le développement.

Le thème de la Journée mondiale des compétences des jeunes 2024 était: Compétences des jeunes pour la paix et le développement. C’est un appel à reconnaître le rôle vital des jeunes non seulement dans l’adaptation au marché du travail en perpétuelle évolution, mais aussi dans la construction d’un monde qui chérit la paix et la croissance durable.

Des rencontres organisées par l’UNESCO-UNEVOC ont permis à 28 jeunes de 26 pays, intervenant en ligne ou en personne, de s’exprimer. Chacun d’eux a présenté sa propre perspective de sa contribution à la paix et à la citoyenneté globale, de l’importance des compétences vertes et de sa participation à des activités d’apprentissage socio-émotionnel. Leurs discussions, fondées sur les réalités de leur vie respective, ont mis en évidence le rôle indispensable qui revient à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels (EFTP) pour préparer les jeunes d’aujourd’hui à un avenir riche en défis – et en opportunités. Des experts et des responsables de pointe de l’UNESCO, de l’UNESCO-UNEVOC, des Volontaires des Nations Unies et de WorldSkills International y ont associé leur voix, soulignant l’importance de ces conversations.


Capture d’écran de la vidéo "Guide de l’initié de la génération Z: Naviguer dans le monde moderne"


La nécessité de systèmes inclusifs et réactifs

L’un des moments les plus intenses de la rencontre est intervenu pendant une discussion sur les systèmes duaux de formation professionnelle, qui associent théorie et expérience pratique. Pour citer Kanis Fatama Fatiha Jabin: "Nous devons faire en sorte de combiner théorie et pratique dans tout ce que nous faisons afin de stimuler une croissance économique durable." Lors de la discussion, l’appel en faveur d’une formation professionnelle qui soit accessible à tous s’est fait entendre avec force. C’est un tel système, affirmaient les participants, qui dote les jeunes des outils qui leur permettront de gérer les rapides changements du monde moderne. Mais la conversation ne s’est pas arrêtée sur les compétences au travail. Elle est allée plus en profondeur, abordant les préoccupations de santé mentale auxquelles se trouve confrontée la génération Z – une génération née dans un ère de connectivité numérique et de réseaux sociaux. Elle a émis un appel urgent à mettre en place des systèmes d’appui plus puissants et à reconnaître que pour réussir, le bien-être mental est tout aussi indispensable que les connaissances techniques.

L’inclusion s’est elle aussi avérée représenter un thème central, notamment lorsque les discussions ont porté sur les femmes dans les domaines des STEM. Briser les clichés sexistes, encourager l’entrepreneuriat, soutenir l’effort de changement adéquat, sont devenus des points de discussion essentiels. La génération Z, la discussion l’a montré, ne désire pas seulement des environnements de travail flexibles, mais aussi des emplois qui correspondent à ses passions. Comme l’a exprimé Lina Pickhardt: "Bien des gens commencent en fait par travailler bénévolement dans une organisation qu’ils aiment, qui génère du changement, et puis ils passent à un poste permanent. C’est une transition par laquelle leurs choix de carrière sont des choix passionnels." Un autre résultat clair de la discussion: les jeunes ont un réel désir de produire un impact positif sur un monde troublé par le changement climatique et l’injustice mondiale.

Il ne s’agissait pas simplement de conversations – c’était un cri de ralliement à la recherche d’un soutien renforcé. Une approche globale de l’éducation, du bien-être mental et de la préparation à la vie professionnelle était considérée comme indispensable pour les jeunes désireux de participer à la construction d’un avenir plus pacifique et durable.

Des voix des jeunes du monde entier

Ces discussions soutenues étaient basées sur le vécu personnel de jeunes de tous les coins du monde, qui ont fait part de leur perspective par des contributions vidéo :

Caroline Arielo, du Kenya, a raconté son histoire en langue des signes. C’est avec fierté qu’elle a relaté comment sa formation professionnelle à la coiffure et aux soins esthétiques lui a permis de créer sa propre affaire. Mais pour Caroline, c’est davantage qu’une simple affaire – c’est un moyen de redonner à sa communauté. Elle forme des jeunes et des personnes handicapées, les autonomisant par des compétences qui ont transformé sa propre vie. Caroline s’engage aussi en faveur de la durabilité, elle recycle des bouteilles en objets décoratifs et elle réutilise l’eau dans son salon. Les compétences qu’elles a acquises, depuis les savoir-faire techniques jusqu’aux compétences pour la vie, l’ont dotée de la confiance requise pour garder la tête haute et faire face aux aléas de la vie.

Depuis l’Irak, Faris Islam Faris, Yareeb Samir Ahmed et Yaroub Younis Mahmoud ont fait part de leur vision pour la paix. Pour eux, la paix est un monde où chacun vit sans peur, dans un environnement qui chérit la diversité culturelle. En tant qu’apprentis dans le bâtiment et l’agriculture, ils ont pris l’initiative d’intégrer dans leur travail des techniques écologiques, s’attachant à préserver à la fois leur culture et l’environnement. Faris a parlé de l’importance de la conscience de soi dans la prise de décisions, notamment lorsqu’il s’agit de bâtir des relations et de promouvoir le travail de haute qualité. "Pour construire un monde meilleur," a-t-il dit, "nous devons commencer par nous comprendre nous-mêmes."

En Australie, Jay Chew dirige un projet de durabilité avec des élèves du secondaire. Son objectif est ambitieux: réduire de 30 % la production de déchets. L’approche de Jay ne se confine pas à la gestion des déchets; il s’agit d’insuffler à la génération suivante un sens des responsabilités. Il encourage ses élèves à réfléchir sur leur empreinte carbone et leur transmet les compétences qui leur permettront d’apporter leur contribution en toute indépendance. C’est là pour lui que réside le noyau même de la durabilité – enseigner la conscience de soi parallèlement à l’action pratique.

Sophia Mauia, d’Inde, a parlé du pouvoir transformateur de la formation professionnelle. Sa formation a enseigné à Sophia non seulement l’informatique et l’employabilité, mais aussi comment gérer ses émotions et prendre des décisions réfléchies. Avant sa formation, elle n’était pas aussi résolue ni assurée. Maintenant qu’elle possède ces compétences de vie, elle est plus confiante face à des situations difficiles.

Ces récits, et bien d’autres du même genre, sont au cœur de la Journée mondiale des compétences des jeunes. Ils nous rappellent que les jeunes du monde entier ne sont pas seulement l’avenir – ils sont le présent, œuvrant infatigablement pour un monde plus inclusif, pacifique et durable.

Accès aux enregistrements et à d’autres ressources

Visitez la page de World Youth Skills Day de l’UNESCO-UNEVOC pour

  • un enregistrement de l’événement "Construire un avenir équitable et inclusif du travail qui favorise la paix, la citoyenneté mondiale et le développement durable"
  • un enregistrement de l’événement: "Guide de l’initié de la génération Z: Naviguer dans le monde moderne"
  • une présentation sur l’enquête jeunesse de la Journée mondiale des compétences des jeunes 2024 et
  • un enregistrement de l’événement "Des compétences en IA pour l’avenir du travail. Session de l’Académie mondiale des compétences de l’UNESCO sur la journée mondiale des compétences des jeunes 2024"
  • et bien plus de "Voix des jeunes"


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